[GT Sport] Championnats FIA, Finales Européennes et Mondiales, le témoignage de Jomas

Publié le 11.12. 2018

Jomas_74 nous retrace son parcours de la Saison Finale 2018 jusqu'aux Finales Mondiales à Monaco. Un texte sans filtre, presque un parcours de mémoire.

La Saison Finale 2018... Une saison très étrange. J'essayais de me qualifier en Nations Cup (pour la France) et la Manufacturer Series (pour Jaguar). C'était étrange parce que je concentrais mes efforts sur la Manufacturer Series, mais rien n'est allé dans le bon sens. Entre accrochages, soucis techniques pour mon coéquipier américain et aucun représentant en Asie, on loupe la qualification pour 2 points, en étant que 2 dans le monde a porter Jaguar, malgré nos 9e place d'Europe et 10e des Amériques. Bizarrement, en Nations Cup, où j'y allais sans grand espoir et un peu "les mains dans les poches" au vu des pilotes français (seul 3 sont qualifiés en finale européenne et la France fait parti des pays les plus compétitifs), tout ce passe mieux que prévu et la qualification aura été plus que réussie, avec une 1er place française, et 3e d'Europe, suite a une stratégie sans arrêt au Mans.

Top 24 Superstar:
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Diffusion de Gran Turismo (Anglais)

J'obtiens donc, contre toute attente, mon ticket pour les Finales Européennes en Octobre.

L'Europe est sûrement la région la plus compétitive tellement les niveaux sont serrés, j'y donc vais sans grande prétention, malgré que je devais partir en pôle position de ma course principale au vu du règlement. Mais ça... C'était sans compter un changement de règlement ! Au lieu d'une grille basée sur les rangs en ligne, on part sur une grille basée sur des qualifications, et je vois ma pole position partir très loin. Me qualifiant 3e, derrière Mikail Hizal et Jorge Lopez, je n'ai que peu d'espoirs face à eux, et j'ai eu raison. Je pars et fini 3e (le top 2 se qualifie directement).

Direction les repêchages où là aussi, c'était basé sur des qualifications et non sur le rang en ligne. Je pars encore 3e, derrière mon ami Kenni Hansen, avec qui je me suis qualifié et beaucoup entraîné. S'en suit une bataille monstrueuse entre les deux espagnols, Kenni et moi pour la dernière place possible pour les finales mondiales ! Je fini in-extremis 2e, devant Hansen et les deux espagnols, où j'ai pu tirer mon épingle du jeu au dernier tour et, au jeu de l'aspiration, faire en sorte que derrière moi ça se bataille. Joie, sauts, "kangourou" vont a tout va sur la scène, et je peine a réaliser que j'ai mon ticket pour les finales mondiales, le "Top 30 Mondial" comme beaucoup l'appellent.


 

Diffusion de GT (EN)

Le jour d'après, on a les finales européennes, avec le Top 10 d'Europe. Les voitures que j'ai tiré au sort ne sont pas du tout à mon avantage et je fini dernier et avant-dernier des deux premières courses. En vient la course sur Barcelona, dernière course avec points doublés sur la Red Bull X2014. Pas vraiment rapide là non plus, j'observe les stratégies de mes concurrents dont Lopez qui fait 3 tours de plus en pneus tendre que mes estimations. J'en prend compte et je change ma stratégie en pleine course pour faire un undercut de 3 tours sur le dernier relais. Je passe de 8e à 3e grâce à ça, pour finir a une belle 4e place en partant 9e.

Je fini 8e d'Europe, devant Duval et Grady. Pas le résultat voulu mais au moins, je suis qualifié en finale mondiale !


Un mois plus tard, quelques jours après mon anniversaire, me voilà à Monaco, peu après avoir rejoint les rangs de l'AS Monaco Esports avec mon ami Kenni. Je suis donc presque à domicile et l'ambiance est tout aussi sympa qu'aux finales européennes, malgré l'enjeu. Mais là, c'est la douche froide côté français. On ne fait mieux qu'un top 20 monde en qualifications, qui définissent les grilles de départ des semi-finales et des repêchages. Bref, c'est loin d'être optimal et nos chances sont quasi nulles. Le seul point positif, c'est que je suis devant mes coéquipiers français.

Partant 11e à Lago Maggiore, après avoir rencontré en personne Lewis Hamilton (qui m'a parlé dans un français très correct !), je tente un undercut mais qui ne fonctionne pas. Je fini 13e, après de nombreuses batailles et une agressivité plus qu'au rendez-vous. Direction les repêchages qui ont un air de déjà-vu. Red Bull Ring mais en Gr.4 cette fois. Partant 8e, seul le Top 4 se qualifie, et je remonte jusqu'à la 6e place pour me battre pour la 5e après quelques tours. Un deux-de-front qui se transforme en trois-de-front me fait sortir de la piste avec tout espoir de qualification pour la dernière phase des finales mondiales. Là encore, je fini devant mes coéquipiers français, mais avec un goût amer, un goût de "pas fini" et surtout un goût de "c'était possible".

S'en est fini pour moi, je redeviens simple spectateur, profitant de Monaco et du reste a défaut de profiter de la piste. Suis-je content ? Oui, faire parti du Top 30 mondial, devant mes coéquipiers français, c'est génial. Rencontrer les autres pilotes du monde entier a été une expérience fabuleuse et je garderais ces souvenirs jusqu'à la fin de mes jours, sans parler de rencontrer le Staff de Polyphony Digital, Kazunori Yamauchi inclus. Mais je reste déçu, déçu de ne pas avoir pu défendre mes chances jusqu'au bout, avec un système de qualification perfectible en beaucoup d'aspect (1 page de commentaire vis à vis de ça, envoyé directement à Polyphony Digital) et un tour de qualification loin d'être parfait de ma part.

Néanmoins, un gros bravo à tous, les organisateurs, les compétiteurs, le staff, la FIA, Polyphony Digital, Kazunori Yamauchi Igor Fraga et Team Lexus (Meadows, Rigaud, Kawakami), pour leurs titres de champion du monde ! Une magnifique aventure qui se termine aux portes de la finale des finales, et une belle boucle bouclée, où tout a commencé sur un CLM sur le circuit de Monaco que j'ai gagné en 2011, où j'ai été repéré par une première équipe dans un salon en ligne en 2012 (GT-zen) sur le circuit de Monaco, pour finir à l'AS Monaco en finale mondiale à... Monaco.

J'en profite pour dire, et ce sera mes derniers mots sur cet article, que je quitte le poste d'Organisateur et de Journaliste chez les GTrs. Je reste néanmoins sur le forum en tant que simple membre. Ce fut un plaisir durant ces années, et c'est sans doute ici que j'ai pu développer mon style de pilotage au travers des différents championnats GT5rs.

 

Salut, et on se recroise très vite.

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